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[INTERVIEW] DENIS DUPONT A HATE D’EN DÉCOUDRE

– Quel bilan tires-tu de ta saison régulière ?
Je pense pouvoir être heureux et fière de ma première partie de saison. C’était un gros challenge pour moi de passer du karting à la NASCAR, tout en découvrant la voiture le jeudi avant la course de Valence. Je me suis très vite adapté, bien que ce soit une voiture assez difficile à prendre en main. Ma vitesse de pointe est en constante amélioration et avec deux victoires et une deuxième place, j’ai déjà pu le confirmer.

Ma collaboration avec l’équipe se passe très bien, ils m’aident beaucoup à avancer et le fait de pouvoir comparer les données avec Bas Leinders et Markus Paltalla est un plus indéniable. Ils m’ont beaucoup apporté et montré une belle confiance depuis le début.

Ma relation avec Bas est très bonne et nous avons une manière de fonctionner plutôt semblable ce qui aide vraiment à la communication entre nous.  Je me rappelle du premier meeting de Markus, à Brands Hatch, au soir, lorsque j’analysais les données avec l’ingénieur, il est venu me saluer et me gratifier d’un « you did a good job today ».

– Dans quels domaines estimes-tu pouvoir progresser ?
Je pense que jusqu’à présent, il n’y a pas eu un domaine qui soit plus délicat que les autres pour moi, donc je dois continuer à avancer dans tous les domaines. La barre est très haute avec de tels équipiers et je voudrais que ma pointe de vitesse s’approche le plus possible de la leur.

– Deux mois sans compétition, tout du moins en NASCAR Europe, n’est-ce pas un handicap avant d’aborder les playoffs ?
Non, vu le coût d’une saison en sport automobile, il est impossible de s’entraîner. J’ai eu la chance de pouvoir réaliser quelques roulages en karting, histoire d’entretenir le feeling et j’ai surtout mis l’accent sur les entraînements annexes tels que la condition physique. J’ai également pu me reposer du rythme soutenu pendant l’année scolaire donc je me sens tout à fait prêt et alerte pour la prochaine épreuve. À vrai dire, je l’attends avec une certaine impatience depuis quelques temps maintenant.

– Magione, une piste pas ou peu connue est-ce que cela peut jouer en ta faveur ?
Je découvre chaque piste étant donné que c’est ma première saison. Cela ne devrait donc rien changer pour moi. Je ne pense pas que cela handicapera les autres outre mesure. Les pilotes de tête devraient, selon moi, rester les mêmes.

– Au contraire tu connais très bien Le Mans qui est la piste de la finale, est-ce que tu fixes plus tes espoirs sur cette piste ?
J’ai déjà eu la chance de rouler là bas, lors de la finale du Racb National Team mais j’avais 15 ans, cela remonte donc à un petit temps. J’en garde un très bon souvenir, d’une piste assez technique et surtout d’une atmosphère unique. Cependant, je ne me fixe pas plus d’espoir ici ou là, je compte donner le maximum sur chaque piste et être le plus performant possible, même s’il est vrai que c’est spécial de se rendre sur un circuit comme Le Mans.

– Tu poursuis tes études en master et veux prouver que l’on peut être un excellent pilote, mais aussi doué pour les études, peux-tu parler de ce défi et des sacrifices que tu dois sûrement faire durant l’année scolaire ?
C’est vrai que cela demande beaucoup de temps et des sacrifices inévitables. Il s’agit d’un choix. J’aurais pu faire des courses d’un niveau plus faible ou des études plus faciles mais ce n’est pas ce qui m’attire. C’est un challenge important qui demande une certaine organisation et m’oblige à laisser différentes choses sur le côté, mais j’apprends beaucoup. J’ai la chance de rouler dans cet environnement, de rencontrer des gens très intéressants et de voyager beaucoup. Cela m’oblige à repousser mes limites sans cesse. Je n’échangerais ce mode de vie contre rien. Le plus dur est de pouvoir s’entraîner tous les jours, malgré les échéances scolaires qui peuvent s’accumuler.

– Markus et le Team Marc VDS brillent en endurance, y envisages-tu quelques piges dans un futur proche en plus de tes études et de la NASCAR Europe ?
Cela fait rêver! J’ai assisté de l’intérieur aux 24 heures de Spa, où ils ont terminé deuxième, en se battant pour la victoire jusque dans les dernières secondes. C’était extrêmement excitant et pour moi qui aie toujours beaucoup aimé les courses d’endurance, il est vrai que je ne peux m’empêcher de rêver à une telle situation. Il serait peut être un peu tôt pour moi aujourd’hui de partager leur voiture sur de telles courses, mais il faut décomposer chaque rêve en objectifs à plus court terme et garder celui-ci en point de mire. Pour le réaliser, il faut que j’atteigne tous ces objectifs journaliers, qui vont me permettre d’avoir des performances justifiant une telle situation. D’ici là, il faut que je saisisse chaque possibilité qui m’est donnée pour démontrer mes capacités.

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Crédit photo : Stéphane Azémard/NASCAR Whelen Euro Series

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